
La Miséricorde - découverte
Dans l’Ancien Testament, la miséricorde, Hesed (חֶסֶד), est une bonté active, une loyauté qui ne faiblit pas, même quand l'autre est infidèle, donc une forme d’amour inconditionnel.
Le mot est souvent utilisé pour décrire l’amour de Dieu pour son peuple.
Dans le même livre de la Génèse (43:30 - l'émotion de Joseph pour son frère), un autre mot est employé.
Il s'agit de Reḥamim, pluriel de reḥem, qui signifie "matrice" ou "utérus" et fait référence à l'émotion maternelle instinctive. C'est ce qu'une mère ressent pour l'enfant qu'elle porte, un amour inconditionnel, physique, lié aux entrailles.
Les deux termes se retrouvent dans ce passage de l'Exode où les deux dimensions de la Miséricorde s'unissent:
Exode 34, 6-7 :
« Le Seigneur passa devant lui et s'écria : "Le Seigneur, le Seigneur, Dieu de miséricorde et de pitié, lent à la colère, riche en grâce et en fidélité, qui garde sa grâce jusqu'à la millième génération, qui pardonne l'iniquité, la révolte et le péché." »


On y retrouve associés:
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Reḥum (רַחוּם) : (forme dérivée de reḥamim) qui apparaît au début du verset 6 : « L'Éternel, Dieu miséricordieux (reḥum) et compatissant... » soulignant la compassion maternelle (instinctive) de Dieu, dont on peut comprendre qu'il annonce le rôle de Marie dès le dessein initial de la Création,
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Hesed (חֶסֶד) : qui est cité deux fois, soulignant l'importance de l'Alliance et de l'engagement de Dieu à pardonner et à sauver. Ainsi au verset 6 peut-on lire que Dieu est: « ...lent à la colère, riche en bonté (hesed) et en fidélité », puis au verset 7, qu'il est un Dieu : « qui conserve son amour (hesed) jusqu'à mille générations... ».
