
La Miséricorde - approfondissement
« Qu’il se taise sur ta miséricorde, ô Vierge bienheureuse, celui qui, t’ayant invoquée dans ses besoins, se souviendrait d’avoir été délaissé par toi ! »— Saint Bernard de Clairvaux, Sermon 4 pour l'Assomption, n° 8.
CEC 488
"Dieu a envoyé son Fils" (Galates 4,4), mais pour lui "façonner un corps" (cf. Hébreux 10,5) il a voulu la libre coopération d’une créature. Pour cela, de toute éternité, Dieu a choisi, pour être la Mère de Son Fils, une fille d’Israël, une jeune juive de Nazareth en Galilée, "une vierge fiancée à un homme du nom de Joseph, de la maison de David, et le nom de la vierge était Marie" (Luc 1,26-27).
Le Père des miséricordes a voulu que l’Incarnation fût précédée par une acceptation de la part de cette Mère prédestinée, en sorte que, une femme ayant contribué à l’œuvre de mort, de même une femme contribuât aussi à la vie (cf. Lumen Gentium 56 ; 61).
CEC 489
Tout au long de l’Ancienne Alliance, la mission de Marie a été préparée par celle de saintes femmes. Tout au commencement, il y a Ève : malgré sa désobéissance, elle reçoit la promesse d’une descendance qui sera victorieuse du Malin (cf. Genèse3, 15) et celle d’être la mère de tous les vivants (cf. Genèse3, 20). En vertu de cette promesse, Sara conçoit un fils malgré son grand âge (cf. Genèse18, 10-14 ; 21, 1-2). Contre toute attente humaine, Dieu choisit ce qui était tenu pour impuissant et faible (cf. 1Corinthiens 1, 27) pour montrer sa fidélité à sa promesse : Anne, la mère de Samuel (cf. 1 S 1), Déborah, Ruth, Judith et Esther, et beaucoup d’autres femmes. Marie " occupe la première place parmi ces humbles et ces pauvres du Seigneur qui espèrent et reçoivent le salut de lui avec confiance. Avec elle, la fille de Sion par excellence, après la longue attente de la promesse, s’accomplissent les temps et s’instaure l’économie nouvelle " (Lumen Gentium 55).
CEC 494 Le "Fiat" de Marie
« À l’annonce qu’elle enfantera "le Fils du Très-Haut" sans connaître d’homme, par la vertu de l’Esprit Saint, Marie a répondu par "l’obéissance de la foi", certaine que "rien n’est impossible à Dieu" : "Je suis la servante du Seigneur, qu’il m’advienne selon ta parole". Ainsi, se donnant à la parole de Dieu, Marie devint Mère de Jésus et, embrassant de tout son cœur, sans qu’aucun péché ne la retienne, la volonté divine de salut, elle se livra totalement à la personne et à l’œuvre de son Fils, pour servir, sous lui et avec lui, par la grâce de Dieu, au mystère de la rédemption. »
CEC 495
Appelée dans les Évangiles " la mère de Jésus " (Jean 2, 1 ; 19, 25 ; cf. Matthieu 13, 55), Marie est acclamée, sous l’impulsion de l’Esprit, dès avant la naissance de son fils, comme " la mère de mon Seigneur " (Luc 1, 43). En effet, Celui qu’elle a conçu comme homme du Saint-Esprit et qui est devenu vraiment son Fils selon la chair, n’est autre que le Fils éternel du Père, la deuxième Personne de la Sainte Trinité. L’Église confesse que Marie est vraiment Mère de Dieu (Theotokos) .
CEC 964
« Le rôle de Marie envers l'Église est inséparable de son union au Christ, elle en découle directement. "Cette union de Marie avec son Fils dans l'œuvre du salut est manifeste dès l'heure de la conception virginale du Christ, jusqu'à sa mort" (Lumen Gentium 57). Elle est particulièrement manifeste à l'heure de sa passion :
La bienheureuse Vierge avança dans son pèlerinage de foi, gardant fidèlement son union avec son Fils jusqu'à la Croix où, non sans un dessein divin, elle se tint debout, souffrant cruellement avec son Fils unique, associée d'un cœur maternel à son sacrifice, donnant à l'immolation de la victime née de sa chair son consentement amoureux, pour être enfin, par le même Christ Jésus mourant sur la Croix, donnée comme mère au disciple par ces mots : "Femme, voici ton fils" (cf. Jn 19, 26-27).
Bulle Misericordiae Vultus (n° 24) du Pape François (Jubilé de la Miséricorde)
"Sa vie entière fut modelée par la présence de la Miséricorde faite chair... Nous prions la Mère de la Miséricorde afin qu’Elle tourne vers nous son regard et qu’Elle veille sur notre chemin."
