Le Sacrifice dans l'histoire du Salut
Le sacrifice du Christ "révèle" le sens caché des anciens rites
« Dans l'Ancien Testament le Nouveau est caché, dans le Nouveau Testament, l'Ancien est révélé. Car ces sacrifices de bêtes n'étaient que des ombres de l'avenir : ils préfiguraient l'unique et véritable Sacrifice par lequel le Christ a versé son sang pour nous. Ce que le sang de l'agneau opérait en figure pour libérer un peuple de l'esclavage, le sang du Christ l'opère en vérité pour libérer l'humanité du péché. » — Saint Augustin (Discours sur les Psaumes)
Du Sacrifice de l'Ombre à la Réalité de la Croix
1. L'Agneau Pascal
Dans l'Ancien Testament, le sang de l'agneau, apposé sur les portes de leurs demeures, sauve les Hébreux de la mort (dixième plaie d'Egypte).
Dans le Nouveau Testament, le Christ est l'Agneau définitif.
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Ancien Testament: « Ce sera un agneau sans défaut, mâle, âgé d'un an... On prendra de son sang, et on en mettra sur les deux poteaux et sur le linteau de la porte. » - (Exode 12, 5-7)
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Nouveau Testament: « Voici l'Agneau de Dieu, qui ôte le péché du monde. » - (Jean 1, 29)
2. L'unique sacrifice pour le pardon
Dans l'Ancien Testament, le livre du Lévitique détaille les rites pour l'expiation des fautes.
Mais que valent vraiment ces rites sacrificiels aux yeux de Dieu?
« Que m'importe la multitude de vos sacrifices ? dit Yahweh. Je suis rassasié des holocaustes de béliers et de la graisse des veaux ; je ne prends point plaisir au sang des taureaux, des agneaux et des boucs. [...] Cessez d'apporter de vaines offrandes : j'ai en horreur l'encens. » — Isaïe 1, 11-13
« Car c'est la miséricorde que je veux, et non le sacrifice ; et la connaissance de Dieu plus que les holocaustes. » — Osée 6, 6

Dans l'Ancien Testament, le sacrifice, institué par Dieu lui-même, vise à l'Expiation des péchés, la purification du Peuple, dans une Logique légaliste et rituelle.



