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I. LA CONTEMPLATION : Le regard de Foi

 

  • Luc 10, 38-42 : ​« Pendant qu'ils étaient en chemin, il [Jésus] entra dans un certain bourg, et une femme, nommée Marthe, le reçut dans sa maison. Elle avait une sœur, appelée marie, qui, s'étant même assise aux pieds du Seigneur, écoutait sa parole. Marthe, qui était occupée par maint service, se présenta, disant : "Seigneur, vous n'avez cure que ma sœur me laissait seule faire le service ? Dites-lui donc de m'aider." Le Seigneur lui répondit : "Marthe, Marthe, vous vous inquiétez et vous agitez pour beaucoup de choses ! Or il n'est besoin que de peu de choses ou d'une seule. Marie en effet a choisi la bonne part, qui ne lui sera point ôtée. Une seule chose est nécessaire. Marie a choisi la bonne part, qui ne lui sera point ôtée. »​

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  • CEC 2715 : ​« La contemplation est regard de foi, fixé sur Jésus. "Je L’avise et Il m’avise", disait, au temps de son saint curé, le paysan d’Ars en prière devant le Tabernacle. Cette attention à Lui est renoncement au "moi". Son regard purifie le cœur. La lumière du regard de Jésus illumine les yeux de notre cœur ; elle nous apprend à tout voir dans la lumière de sa vérité et de sa compassion pour tous les hommes. La contemplation porte aussi son regard sur les mystères de la vie du Christ. Elle apprend ainsi "l’intérieure connaissance du Seigneur" pour L’aimer plus et Le suivre davantage. »

     

II. L'ORAISON : La recherche de Dieu

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  • Matthieu 6, 6 : ​« Mais toi, quand tu pries, entre dans ta chambre, et, ta porte fermée, prie ton Père qui est là dans le lieu secret ; et ton Père, qui voit dans le secret, te le rendra. »

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  • CCCC 534 : ​« Qu'est-ce que la prière ? La prière est l'élévation de l'âme vers Dieu ou la demande à Dieu des biens convenables, conformément à sa volonté. Elle est toujours un don de Dieu qui vient à la rencontre de l'homme. La prière chrétienne est relation personnelle et vivante des enfants de Dieu avec leur Père infiniment bon, avec son Fils Jésus-Christ et avec l'Esprit Saint qui habite en leurs cœurs. »​​

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  • CEC 2709 : ​« Qu’est-ce que l’oraison ? Sainte Thérèse répond : "L’oraison mentale n’est, à mon avis, qu’un commerce intime d’amitié où l’on s’entretient souvent seul à seul avec ce Dieu dont on se sait aimé". L’oraison cherche "celui que mon cœur aime". C’est Jésus et, en lui, le Père. On le cherche parce que le désirer est toujours le commencement de l’amour, et on le cherche dans une foi pure qui nous fait naître de lui et vivre en lui. »

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  • CEC 2715 « L’oraison est le regard de foi, fixé sur Jésus. "Je L’avise et Il m’avise", disait à son saint curé le paysan d’Ars en prière devant le Tabernacle. Cette attention à Lui est renoncement au "moi". Son regard purifie le cœur. La lumière du regard de Jésus illumine les yeux de notre cœur ; elle nous apprend à tout voir dans la clarté de sa vérité et de sa compassion pour tous les hommes. L’oraison porte aussi son regard sur les mystères de la vie du Christ. Elle apprend ainsi la " connaissance intérieure du Seigneur " pour l’aimer et le suivre davantage. »

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  • CEC 2717 : « L’oraison est silence, "symbole du monde à venir" ou "silencieux amour". Les paroles dans l’oraison ne sont pas des discours, mais des brindilles qui alimentent le feu de l’amour. Dans ce silence, insupportable à l’homme "extérieur", le Père nous dit son Verbe incarné, souffrant, mort et ressuscité, et l’Esprit filial nous fait participer à la prière de Jésus. »

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III. LA MISÉRICORDE : Le don du pardon

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  • Luc 6, 36 : ​« Soyez donc miséricordieux, comme votre Père est miséricordieux. »

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  • CCCC 595 : « La miséricorde ne pénètre dans notre cœur que si nous savons nous-mêmes pardonner, même à nos ennemis. Même s’il semble impossible à l’homme de remplir une telle exigence, le cœur qui s’offre à l’Esprit Saint peut, comme le Christ, aimer jusqu’à l’extrême de la charité. »

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  • CEC 1431 : « La pénitence intérieure est une réorientation radicale de toute la vie, un retour, une conversion à Dieu de tout notre cœur, une rupture avec le péché, une aversion du mal, avec la répugnance pour les actions mauvaises que nous avons commises. En même temps, elle comporte le désir et la résolution de changer de vie avec l’espérance de la miséricorde divine et la confiance en l’aide de sa grâce. Cette conversion du cœur est accompagnée d’une douleur et d’une tristesse salutaires que les Pères ont appelées animi cruciatus (affliction de l’esprit), compunctio cordis (componction du cœur).»

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  • CEC 1847 : « "Dieu nous a créés sans nous, mais il n’a pas voulu nous sauver sans nous" (S. Augustin, serm. 169, 11, 13). L’accueil de sa miséricorde exige de nous l’aveu de nos fautes. "Si nous disons que nous n’avons pas de péché, nous nous abusons nous-mêmes, et la vérité n’est pas en nous. Si nous confessons nos péchés, Lui, fidèle et juste, nous pardonnera nos péchés et nous purifiera de toute iniquité" (1 Jn 1, 8-9). »

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IV. L'UNION À DIEU : La participation au Mystère du Christ​

 

  • Jean 15, 4-5 « Demeurez en moi, et moi en vous. Comme le rameau ne peut de lui-même porter du fruit, s'il ne demeure dans la vigne, ainsi vous non plus, si vous ne demeurez en moi. Je suis la vigne, vous êtes les rameaux. Celui qui demeure en moi, et en qui je demeure, porte beaucoup de fruit ; car, hors de moi, vous ne pouvez rien faire. »

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  • Galates 2, 20 : ​« Je suis crucifié avec le Christ ; et si je vis, ce n'est plus moi qui vis, c'est le Christ qui vit en moi ; ma vie présente dans la chair, je la vis dans la foi au Fils de Dieu, qui m'a aimé et qui s'est livré lui-même pour moi.

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  • CEC 520 : « Toute sa vie, Jésus se présente comme notre modèle (cf. Rm 15, 5 ; Ph 2, 5) : il est " l’homme parfait " (GS 22, § 2) qui nous invite à devenir ses disciples et à le suivre : par son abaissement, il nous a donné un modèle à imiter ; par sa prière, il attire à la prière ; par sa pauvreté, il appelle à accepter librement le dépouillement et les persécutions. »

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  • CEC 521 : ​« Tout ce que le Christ a vécu, il fait que nous puissions le vivre en lui et qu’il le vive en nous. " Car le Fils de Dieu, par son incarnation, s’est en quelque sorte uni lui-même à tout homme " (GS 22, § 2). Nous sommes appelés à ne faire plus qu’un avec lui ; ce qu’il a vécu dans sa chair pour nous et comme notre modèle, il nous fait y participer comme les membres de son Corps :

" Nous devons continuer et accomplir en nous les états et mystères de Jésus, et le prier souvent qu’il les consomme et accomplisse en nous et en toute son Église (...). Car le Fils de Dieu a le dessein de faire participer et comme de faire étendre et continuer ses mystères en nous et en toute son Église par les grâces qu’il veut nous communiquer, et par les effets qu’il veut opérer en nous par ses mystères. Et par ce moyen il veut les accomplir en nous " (S. Jean Eudes, regn. 3, 4). »

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  • CEC 1997 : « La grâce est une participation à la vie de Dieu. Elle nous introduit dans l’intimité de la vie trinitaire : par le Baptême le chrétien participe à la grâce du Christ, Tête de son Corps. Comme un "fils adoptif", il peut désormais appeler Dieu "Père", en union avec le Fils unique. Il reçoit la vie de l’Esprit qui lui insuffle la charité et qui forme l’Église. »»

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  • CEC 2014 : ​« Le progrès spirituel tend à l’union toujours plus intime avec le Christ. Cette union est appelée "mystique", parce qu’elle est une participation au mystère du Christ par les sacrements — "les saints mystères" — et, en Lui, au mystère de la Sainte Trinité. Dieu nous appelle tous à cette union intime avec Lui, même si des grâces spéciales ou des signes sensibles de cette vie mystique ne sont accordés qu’à certains, en vue de manifester le don gratuit fait à tous. »

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« Marie gardait toutes ces choses, les repassant dans son cœur. »
Luc 2, 19
ἡ δὲ Μαριὰμ πάντα συνετήρει τὰ ῥήματα ταῦτα συμβάλλουσα ἐν τῇ καρδίᾳ αὐτῆς.
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Nihil Obstat

[Évêché d'Ajaccio,

Curé d'Ucciani & vallée de la Gravona,

avril 2026]

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Dernière mise à jour: 10 octobre 2026

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ND du Mont Carmel, XVIIe siècle, Ucciani, Corse du Sud
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