De l'écoute silencieuse (Contemplation) au dialogue d'amitié (Oraison), vivre dans la charité (Miséricorde) pour accueillir la Vie (Union), quelques pistes à explorer

Au matin, consacrer ma journée au Seigneur.
"Je L’avise et Il m’avise"
Le Curé d'Ars s'étonnait de voir un de ses paroissiens passer des heures dans l'église, sans remuer les lèvres et sans livre de prière. Il lui demanda : « Mon bon père, que dites-vous donc à Notre-Seigneur dans ces longues visites que vous lui faites ? ». Le paysan répondit simplement :
« Je L'avise et Il m'avise. »
Dans le vieux français de l'époque, "aviser" signifie "regarder avec attention/considérer".
Procès de canonisation du Curé d'Ars , Biographies officielles (vers 1835).
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Le Curé d'Ars s'étonnait de voir un de ses paroissiens passer des heures dans l'église, sans remuer les lèvres et sans livre de prière. Il lui demanda : « Mon bon père, que dites-vous donc à Notre-Seigneur dans ces longues visites que vous lui faites ? ». Le paysan répondit simplement :
« Je L'avise et Il m'avise. »
Dans le vieux français de l'époque, "aviser" signifie "regarder avec attention/considérer".
Procès de canonisation du Curé d'Ars , Biographies officielles (vers 1835).
Quotidiennement, faire oraison
M’entrenir, seul à seul, avec Dieu dont je me sais aimé.
« L'oraison mentale n'est, à mon avis, qu'un commerce d'amitié où l'on s'entretient seul à seul avec ce Dieu dont on se sait aimé.»
Sainte Thérèse d'Avila, Vie de Sainte Thérèse par elle-même (Livre de la Vie), Chapitre 8 (1565)
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« Je ne vous demande pas maintenant de penser à Lui, ni de former de hautes conceptions, ni de faire de profonds raisonnements avec votre entendement ; je ne vous demande qu'une chose : c'est de Le regarder. Qui vous empêche de tourner les yeux de l'âme, ne serait-ce qu'un instant, vers ce Seigneur, si vous ne pouvez faire davantage ? »
Sainte Thérèse d'Avila, Le Chemin de la Perfection (Camino de Perfección) Chapitre 26, § 3 (entre1566 et 1567)


Vendredi, ôter les obstacles vers Dimanche
Une sincère repentance fait de ma multitude d'offenses une simple goutte d'eau jetée dans le brasier ardent de la Miséricorde divine.
« Je sens que si j’avais sur la conscience tous les péchés qui se peuvent commettre, j’irais, le cœur brisé de repentir, me jeter dans les bras de Jésus, car je sais combien Il chérit l’enfant prodigue qui revient à Lui. [...] Oui je le sens, quand même j'aurais sur la conscience tous les péchés qui se peuvent commettre, j'irais me jeter dans les bras de Jésus, le cœur brisé de repentir. Ce ne serait qu'une goutte d'eau jetée dans un brasier ardent. »
Sainte Thérèse de l'Enfant-Jésus (Ste Thérèse de Lisieux), Manuscrit C, 36v (1897)
« De même qu'une poignée de sable jetée dans la mer, ainsi sont les péchés de toute chair au regard de l'esprit de Dieu. Et de même qu'une source abondante n'est pas souillée par une poignée de boue, ainsi la miséricorde du Créateur n'est pas vaincue par la méchanceté de ses créatures. »
Saint Isaac le Syrien (VIIe siècle)
« De même qu'une poignée de sable jetée dans la mer, ainsi sont les péchés de toute chair au regard de l'esprit de Dieu. Et de même qu'une source abondante n'est pas souillée par une poignée de boue, ainsi la miséricorde du Créateur n'est pas vaincue par la méchanceté de ses créatures. »
Saint Isaac le Syrien (VIIe siècle)
« Je sens que si j’avais sur la conscience tous les péchés qui se peuvent commettre, j’irais, le cœur brisé de repentir, me jeter dans les bras de Jésus, car je sais combien Il chérit l’enfant prodigue qui revient à Lui. [...] Oui je le sens, quand même j'aurais sur la conscience tous les péchés qui se peuvent commettre, j'irais me jeter dans les bras de Jésus, le cœur brisé de repentir. Ce ne serait qu'une goutte d'eau jetée dans un brasier ardent. »
Sainte Thérèse de l'Enfant-Jésus (Ste Thérèse de Lisieux), Manuscrit C, 36v (1897)
Offrir chacune de mes activités à la présence intime de la Très Sainte Trinité
« Ce n'est plus moi qui vis, c'est le Christ qui vit en moi.»
« Ce n’est plus moi qui vis, c’est le Christ qui vit en moi ; ma vie présente dans la chair, je la vis dans la foi au Fils de Dieu, qui m’a aimé et s’est livré pour moi. »
Saint Paul, apôtre, Épître aux Galates (2, 20)
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« Ce n’est plus moi qui vis, c’est le Christ qui vit en moi ; ma vie présente dans la chair, je la vis dans la foi au Fils de Dieu, qui m’a aimé et s’est livré pour moi. »
Saint Paul, apôtre, Épître aux Galates (2, 20)


Et toujours porter témoignage
« Il n'y aurait plus de païens, si nous étions de vrais chrétiens... »
« Il n'y aurait plus de païens, si nous étions de vrais chrétiens ; si nous gardions les commandements du Christ, si nous souffrions les injures, si nous étions doux, si nous ne rendions pas le mal pour le mal. »
Saint Jean Chrysostome, Homélie 10 sur la 1ère Épître à Timothée vers 388 - 389 ap. J.-C.
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« Il n'y aurait plus de païens, si nous étions de vrais chrétiens ; si nous gardions les commandements du Christ, si nous souffrions les injures, si nous étions doux, si nous ne rendions pas le mal pour le mal. »
Saint Jean Chrysostome, Homélie 10 sur la 1ère Épître à Timothée vers 388 - 389 ap. J.-C.
« Marie gardait toutes ces choses, les repassant dans son cœur. »
Luc 2, 19
ἡ δὲ Μαριὰμ πάντα συνετήρει τὰ ῥήματα ταῦτα συμβάλλουσα ἐν τῇ καρδίᾳ αὐτῆς.
« Marie gardait avec soin le souvenir de tout ce qui concernait le Seigneur, et les paroles qu’elle entendait, elle les comparait avec ce qu’elle avait lu dans les Écritures ou ce qu’elle connaissait des mystères célestes.
Elle ne se contentait pas de les écouter, elle les "repassait" (symballousa - συμβάλλουσα), c’est-à-dire qu’elle les confrontait les unes aux autres : les prophéties avec la réalité, l'humilité de la crèche avec la gloire des anges. Elle dressait dans son cœur comme une bibliothèque de la Parole, où elle méditait sans cesse sur le sacrifice de son Fils. »
Saint Bède le Vénérable (672-735 Père de l'Église) - « In Lucae Evangelium Expositio » (Commentaire sur l'Évangile de Luc - Livre I - vers 709-716 après J.C.)
Symballousa - συμβάλλουσα: littéralement "jeter ensemble" ou "mettre en relation", à l'origine du mot symbole
